blason saint bonnet de mure

Saint Bonnet de Mure autrefois

L'histoire de Saint Bonnet de Mure  

  • Les origines

Les traces de l'Antiquité

Il faut remonter jusqu'à l'Antiquité pour trouver les origines de Saint Bonnet de Mure.
Des tombes païennes sont retrouvées sur la colline morainique, attestant qu'une communauté y vivait déjà avant l'ère chrétienne. Plus tard, un village se constitue plus au nord (près de la RD 306), sans doute grâce au passage de la voie romaine qui reliait alors les provinces alpines à Lugdunum, la capitale des Gaules.

Saint Bonnet en Velin

Dans les premiers siècles de l'ère chrétienne, le futur Saint Bonnet de Mure est intégré progressivement au territoire de la colonie romaine. Après l'effondrement de l'Empire Romain d'Occident en 476, ce grand territoire forme le Pays de Velin. Après le partage de l'Empire de Charlemagne, le Pays de Velin devient terre de l'Empire Romain Germanique, alors que Lyon est rattaché au Royaume de France. Saint Bonnet en Velin (le nom de la commune tout au long du Moyen Age) entre alors dans le petit royaume des Sires de Chandieu ; la paroisse de Saint-Bonnet, quant à elle, dépend de l'archiprêtré de Meyzieu (Diocèse de Lyon).

En 1310, le village devient propriété des Comtes de Savoie. Suite aux conflits opposant la maison de Savoie et le Dauphiné, le Velin passe sous l'autorité du Dauphin Jean II et Saint Bonnet en Velin relève alors de Saint Laurent où Jean II érige un puissant château symbolisant son pouvoir sur la région. A cette occasion, le Velin acquiert libertés, franchises et privilèges auprès du Dauphin que le rattachement du Dauphiné au Royaume de France en 1349 ne change pas.  

  • Saint Bonnet de Mure, hier et aujourd'hui

 La naissance de la commune

Se développant tout au long du Moyen Age, la future commune de Saint Bonnet de Mure se compose de deux bourgs : Saint Bonnet, en haut de la colline, et Mure, situé au pied de la colline, le long de l'ancienne voie romaine. Le lien entre ces deux entités est constitué par l'église située à mi-côte entre les deux agglomérations.

Sous la Révolution Française, les noms des Saints sont bannis. Saint Bonnet, Saint Laurent et Grenay, sont associés pour former une seule et unique commune, "Mures la Fontaine", chef-lieu d'un éphémère canton supprimé dès 1801.

Saint Bonnet ayant retrouvé son autonomie, ce n'est pourtant qu'en 1845 que l'usage s'impose en faveur du nom "Saint-Bonet-de-Mures". Mais le "s" de Mures se perd peu à peu et les "n" de Saint-Bonnet s'installent dans l'usage, d'où l'orthographe actuelle, alors qu'il faudrait écrire : Saint-Bonet-de-Mures.

L'affirmation d'une identité

Commune rurale vouée à la polyculture, la commune affirme cette identité tout au long du XIXe siècle. Mais, tout comme un grand nombre de communes situées en grande périphérie de Lyon, Saint Bonnet de Mure trouve dans le tissage de la soie à domicile un complément nécessaire à ses activités rurales. Une vaste magnanerie est exploitée dans une terre du domaine des Mures par le comte de Saint-Priest.

Le début du Second Empire marque le déclin ininterrompu de la commune jusqu'en 1931. Le point le plus bas se situant en 1921, avec seulement 616 habitants. Mais depuis les années 60, la tendance s'est fortement inversée. Les traditions d'accueil et de convivialité s’expriment vis-à-vis des nouveaux Murois, chaque année plus nombreux. Les chiffres parlent : 650 habitants en 1936, 1282 en 1968, 4500 en 1988, plus de 5000 en 1994...

  • L’Hôtel de ville (le château)

L'Hôtel de ville actuel occupe le château de Mures, à l’origine hospice des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (actuel ordre de Malte) au XIIIe siècle. Il est la demeure des seigneurs de Mures du XIVe siècle jusqu’à la Révolution, puis ancienne maison forte de Mures au XVIIe siècle. La communauté religieuse des sœurs de la Visitation Sainte-Marie de Romans s'y installe en 1920. En 1986, la commune achète le château et le transforme en Hôtel de ville.

  •   Les écoles

En l’an II (1793), un instituteur ne gagne que 10 sous par mois et par élève. C’est peu ! Il n’y a pas de livres, pas de cahiers, pas de tableau, pas de local non plus ! Il devient nécessaire de fournir une salle de classe !

Le 4 avril 1835, une classe de garçons s’ouvre enfin à Mures.
L’instituteur s’appelle Joseph Magaud et est chaleureusement reçu par le Maire, Jean-Benoît Chaîne. Une lettre de recommandation du Recteur de l’Académie achève la bonne impression donnée par M. Magaud «qui a toujours mené une conduite édifiante, qui est digne par sa moralité d’enseigner aux enfants».
Le 24 mai 1836, Joseph Magaud prête serment sous la présidence du Maire, Jean Ligonnet, de Charles Garnier représentant le “Comité local de surveillance” près de l’école communale.

Le 17 avril 1839, M. Magaud inaugure son premier tableau noir ! Tout le village vient le voir ! M. Magaud ne reste que 4 ans à Mures, ayant obtenu de l’avancement. Il laisse un souvenir si excellent que le Maire fera tout pour qu’il revienne, mais en vain. D’autres instituteurs lui succèderont sans atteindre sa notoriété.

Une ordonnance royale du 20 juin 1836 va, enfin, promouvoir l’éducation des filles, prévue cependant dès l’an II... Le Maire se met en quête de trouver une autre salle de classe et une institutrice.

Le 29 octobre 1839, Jean-Claude Rivoire, remplace Joseph Magaud. Pierre Vidaud, Jean-François Gervet et Jean-François Murys sont nommés membres du comité local d’"Instruction Primaire" et font la promesse d’exercer leurs fonctions avec toute l’intégrité requise.

En 1852, Lucien Pussier est instituteur : 8 garçons et 6 filles sont admis gratuitement.

Le 6 septembre 1858, pour répondre au décret prescrivant la scolarité des filles, le conseil fait appel à l’ordre lyonnais des Sœurs de St François Xavier, qui envoie Fançoise Guignet, institutrice. Le curé de la paroisse, le Père Boissieux, prend en charge les frais de fournitures scolaires.

En 1865, la maison commune, en très mauvais état, ne convient plus à la salle de classe. Il est urgent de trouver un local pour loger l’école avec un appartement pour l’instituteur.
En 1872, le Conseil municipal (M. Murys assumant les fonctions de Maire suite au décès de François Bietrix) estime que la construction d’une mairie avec deux salles de classe et deux appartements pour les enseignants est devenue inévitable.

  • La maison de retraite "l'Accueil"

Au début du 19e siècle, la famille Bietrix (installée au château depuis 1829) transforme la vaste salle de pressoir (les vignes recouvraient les terres voisines) en magnanerie. Le bâtiment est alors réservé à l’élevage du ver à soie. Des métiers à tisser sont installés, fournissant du travail à quelques jeunes filles du village.

Le temps s’écoule… En 1920, les Bietrix vendent leur château et les terres attenantes aux Sœurs de la Visitation Sainte-Marie de Romans, qui ont été expulsées de leur monastère en 1906, puis exilées en Italie.

La magnanerie et son domaine sont quant à eux, acquis par la famille Max. Mais peu à peu, ils sont laissés à l’abandon. Seule la grande salle du pressoir est utilisée, jusque dans les années 50 par les jeunes gens de la paroisse pour leur fête annuelle.

En 1959, les Visitandines acquièrent cette bâtisse abandonnée en face de leur couvent pour en faire une maison de retraites spirituelles. La Mère Supérieure décide de se passer d’architecte et prend les travaux en main. La réfection de la toiture s’avère nécessaire. La vaste salle d’entrée, avec sa montée d’escalier, ses boiseries et son plafond à poutres apparentes, est aussi rénovée. Cette salle deviendra le réfectoire de l’Accueil.
Après la restauration du bâtiment, la cave voûtée est aménagée en crypte, qui servira de chapelle à l’Accueil.

En 1962, la maison de l’Accueil-Notre-Dame est inaugurée et la première messe est célébrée en mai dans la crypte. Pour améliorer le confort des pensionnaires, les cuisines sont installées dans un nouveau bâtiment, offrant une agréable terrasse au premier étage. Des arbres sont plantés dans le parc.

L’Accueil est cédé en 1982. (Les religieuses quittent définitivement la commune en 1983 pour se retirer au monastère de la Visitation de Vif).
12 communes s’unissent en syndicat intercommunal pour gérer la maison de retraite et son parc : Chassieu, Colombier Saugnieu, Genas, Jonage, Jons, Mions, Pusignan, Saint Bonnet de Mure, Saint Laurent de Mure, Saint Pierre de Chandieu, Saint Priest et Toussieu.
En 1986, de nouveaux travaux sont entrepris ; la grande salle de conférence et la crypte sont sauvegardées. En 1987, 30 nouvelles chambres sont aménagées.

(Pour en savoir plus sur l'histoire de Saint Bonnet de Mure : "Autour du Plastre de Mures : histoire(s) de Saint-Bonnet et Saint Laurent de Mure", de Henri Charlin aux éditions Bellier).

En savoir + avec la plaquette "Saint Bonnet de Mure au fil des siècles" :
/sites/default/files/Saint_Bonnet_de_Mure_Au_fil_des_siecles.pdf

  • Mairie
  • 34, avenue de l’Hôtel de Ville
    69720 Saint Bonnet de Mure
    Tél. : 04 78 40 95 55
    Fax. : 04 78 40 83 65
    mureinfocitoyen@saintbonnetdemure.com

  • Heures d'ouverture
  • - lundi et jeudi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à
    19 h,
    - mardi et mercredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 30,
    - vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à
    16 h 30.

Infos